Un blog sur l'éducation dans les pays du Sud – A blog on education in the developing countries

1 mars 2012

L’éducation numérique en Françafrique

Dans cet article, tout est sans doute faux et c’est surement tant mieux.

La DIENA (Délégation Interministérielle à l’Education Numérique en Afrique) est dotée d’un budget de 50 millions d’euros ?? (ou 15 millions officiellement). Le projet prolonge quelque peu les inforoutes francophones. Tout internetomobiliste ayant pu circuler sur les fameuses routes est prié de se manifester. Vaste blague.

Dans le milieu français de la coop. (ou ce qu’il en reste) beaucoup s’interrogent sur cette initiative pilotée par Alain Madelin. Cet odieux personnage, au passé fasciste, chantre de l’ultralibéralisme est donc chargé par la Présidence de développer l’éducation numérique en Afrique et d’agir pour les « ch’tis n’enfants ». Agit-il pour le compte de la World Company ?  Voir cette fameuse vidéo des guignols avec le Commandant Sylvestre, « il faut libéraliseeer ».

« Patrick Devedjian et Alain Madelin, fondateurs du mouvement Occident, mouvement étudiant d’extrême droite seront condamnés par le tribunal correctionnel de Draguignan à un an de prison avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve pour vol et détention d’armes. ». La bande de guignols était complétée par Gérard Longuet, ministre de la Défense, plusieurs fois mis en examen.

Quel est l’objectif de cette DIENA ? La question se pose puisque Madelin (à deux lettres près un cartel colombien) parle de faire des “plus value”. Que fait la DIENA ? Elle distribue des tableaux blancs interactifs en Afrique. C’est sans doute très bien mais on peut s’étonner des moyens mis à disposition, comme un ambassadeur chargé de mission, un VRP-VIP en somme, dans un contexte de réduction drastique des dépenses publiques. Il s’agit de la fameuse RGPP, qui a eu raison de la DGCID (la Coop.), saluée comme un avancée par nos « camarades » de l’OCDE, mais décrié par l’Assemblée Nationale et la Cour des Compte, que l’on incite d’ailleurs à lorgner du côté de la dite DIENA.

D’un côté, on a vendu l’immeuble historique de la coop. « Rue Monsieur », sabré tous les projets FSP (Fonds de Solidarité Prioritaire) et les budgets des instituts culturels (qui équivalent souvent le coût du séjour d’un vulgaire Secrétaire d’Etat de la coop. dans un pays) ; de l’autre on investit dans le numérique. Ca fait bien, moderne, ca fait « in », ca fait AAA, ah non pardon AA+.

Monsieur Madelin se comporte de manière outrancière lors des réunions de la Francophonie (s’invite avec son cigare à la table des ministres), tout comme son collègue Darcos à deux doigts de provoquer un incident diplomatique au Canada. Ils sont la honte de la France. Ces personnages malfaisants et grossiers ont contribué à la mise en œuvre d’une NON politique de coopération et à pourrir les relations franco-africaines.

La DIENA est une sorte de partenariat public-privé très opaque qui : « s’inscrit dans la contribution française au partenariat franco-britannique », lui-même complètement virtuel. Elle se fonde sur les cendres du Fonds Mondial de Solidarité Numérique, qui n’a de mondial que le nom. Là encore sur le site de ce fonds mondial sans le sou, on y vend des TBI Low Cost. Yeah ! Le contenu du site de la DIENA tient sur un post it…Tout ce que l’on sait : « c’est un projet conçu par les africains pour les africains », un langage de gardé à vu présumé innocent.

Une revue des plans de développement de l’éducation des pays africains francophones montre que les priorités « nationales » ne sont pas l’achat de matériel informatique dans les écoles. Rien n’empêche de multiplier les projets d’introduction de l’informatique dans les écoles, mais pourquoi choisir un seul type de matériel, sur quelles bases ces choix ont été opérés ? Y a-t-il eu des évaluations d’impact?

Quelles sont les sociétés qui vendent ces matériels : Bolloré bien sûr !! Voir en dessous de cette vidéo sur les TBI au Niger : “Le Tableau Numérique Interactif en Afrique est une initiative du REPTA (Réseau Éducation pour Tous en Afrique) avec le soutien de SMART Technologies (inventeur du TBI-NDLR) et Le Groupe Bolloré.”

Quel est exactement la part de l’intérêt public et celle du privé dans cette affaire ?

On apprend sur le site du projet Sankoré, qu’on a remis cinq mallettes Sankoré (sic !) au « Collège militaire Eyadéma de Tchitchao, vitrine de l’enseignement secondaire au Togo affichant de brillants résultats aux examens du baccalauréat ». Très intéressant, ma fois révélateur, comment consolider le pouvoir militaire du Togo de générations en générations. Mais bon ne critiquons pas, pour une fois que les mallettes vont dans le bon sens.

Il s’agit également de refourguer les vieux ordinateurs en Afrique, comme on fait avec les voitures. « En France, on incite les entreprises à donner leurs vieux ordinateurs à leurs salariés, sans charges sociales ni fiscales, comme prévu par la loi de Finances 2008, Éric Besson […] vient de signer une charte devant servir de “cadre de mise en oeuvre” à ce projet, ce mardi 24 juin 2008. Cette signature avec des “entreprises pilotes” comme Bolloré… » comme c’est mignon !

Curieusement, l’économie numérique est placée au Secrétariat d’Etat chargé de la Prospective, de l’Évaluation des politiques publiques, qui ferait bien de s’auto-évaluer. En France, la mission sur les TIC pour l’éducation était dirigée par Jean-Michel Fourgous, député UMP, Président de l’amicale France-Congo, qui s’est permis de critiquer les observateurs de l’UE des élections congolaises. Proche de Dassault et grand fan des avions Rafale (« le meilleur avion du monde »), il est également partisan d’un retour (partiel) à la peine de mort !Tout cela semble très mal parti.

Les dispositifs français de coopération éducative et culturelle ont été saccagés par la Présidence Sarkozy, qui a recruté la demi-sœur de Carla Bruni-Sarkozy comme « spécialiste du développement international » (l’information vient du Figaro), Première Dame elle-même mis en cause sur la question de l’utilisation du Fonds Mondial Sida.

Il est légitime de s’interroger sur cette manne de 50 millions d’euros ?, donnée à Alain Madelin comme un os à ronger. A qui cet argent profite t’il : aux petits africains ou aux groupes industriels des amis de la Présidence ?

Par mesure de précaution, il est grand temps de changer ce gouvernement malsain et corrompu, dans l’intérêt de la France et dans celui des africains. Utilisons le seul outil interactif qu’il nous reste : le vote !

 Pierre Varly

Un blog sur les statistiques sur l’éducation

Filed under: Uncategorized — education_south @ 15 03 45 03453

Découvert un site/blog créé en 2005, traitant des statistiques internationales sur l’éducation. Très bien fait et bravo pour une telle longévité.

http://huebler.blogspot.com/

L’indépendance des experts (qui ne sont pas de Miami)

Filed under: Uncategorized — education_south @ 15 03 22 03223

Un article très intéressant du Monde Diplomatique sur l’indépendance des “experts” en économie, sorte de “cumulards” pour reprendre l’expression affectueuse de George Marchais adressée aux journalistes politiques.

http://www.monde-diplomatique.fr/2012/03/LAMBERT/47476

Depuis le début de cette année, les articles publiés dans les revues scientifiques membres de l’American Economic Association (AEA) sont tenus de dévoiler les éventuels conflits d’intérêts impliquant les auteurs.

Un geste salutaire que l’on aimerait bien voir appliquer dans le domaine de la recherche en éducation, plus précisément en économie de l’éducation et dans le domaine des TIC , où l’expertise est quelque peu concentrée et financée par des entreprises comme Google. Voir quelques échanges ici.

Voir la vidéo de Georges Marchais, vers 2.20.

15 février 2012

Map of countries participating in international students assessment

Filed under: Comparaisons internationales, Uncategorized — Tags:, , , , , , , — education_south @ 16 04 30 02302

A map of countries participating in international students assessments has been updated by your servant and Frank Van Cappelle at :

http://www.statsilk.com/maps/world-stats-open-data?l=overview%20of%20all%20crossnational%20studies

Asia is getting more covered.

11 février 2012

Commune de Thilay – Les écoles de Thilay

Filed under: Uncategorized — education_south @ 17 05 01 02012

Commune de Thilay – Les écoles de Thilay.

Cet article retrace l’histoire de l’école à Thilay, et le développement de l’éducation dans les zones rurales…

Morceaux choisis:

Avant 1925, la classe enfantine était abritée dans un local appartenant  à un particulier.”‘

A cette époque, le français n’était pratiqué que dans la salle de classe. A la récréation, dans la rue, les jeudis (c’était alors repos) comme les dimanches, nous ne nous exprimions qu’en patois.” (1940)

  En ces temps anciens – plus de 60 ans ! – les élèves étaient de service à tour de rôle. La mission consistait à effacer les tableaux, essuyer les poussières, remettre de l’encre dans les encriers en cas de besoin.”

Mais ne l’oublions pas : lire, écrire et compter occupaient les trois quarts de notre temps ou peut-être même les sept huitièmes. La méthode de lecture utilisée au CP était la méthode Jolly  « En riant – La lecture sans larmes » (…pas pour tout le monde !). Edité en 1931, cet ouvrage était encore utilisé en 1954. L’élève pouvait apprendre que la mumu (la vache) a donné du lolo, que toto a bobo et que lili a un dada.”

à cette époque, les livres étaient rares à la maison”

Quand, en 1936, Jean Zay prolonge la scolarité obligatoire jusqu’à quatorze ans, le “certif” ne s’adresse plus qu’aux élèves qui ne sont pas entrés au Cours Complémentaire ou au Lycée. En 1959, Jean Berthoin prolonge la scolarité obligatoire jusqu’à seize ans. La mise en place des “collèges d’enseignement secondaire” en 1963 engendre la disparition des classes de fin d’études. A cette époque, 80% des adultes n’ont aucun diplôme ou le seul certificat d’études.”

 

27 janvier 2012

Enseigner l’oral à l’heure du numérique-Café Pédagogique

Filed under: Uncategorized — education_south @ 21 09 27 01271

Enseigner l’oral à l’heure du numérique.

 « La prise de parole en public n’est enseignée en tant que telle à aucun moment scolaire, de la maternelle jusqu’au bac. »

« De mémoire de quadragénaire, il me semble, qu’à aucun moment dans le cursus éducatif français, je n’ai été confronté à la prise de parole en public. »

Un article très intéressant avec beaucoup de ressources en ligne pour la pratique de la langue à l’oral, maillon faible du système éducatif français selon son auteur.

23 janvier 2012

Les manuels scolaires saoudiens vont promouvoir un islam moins rigoriste – Arabie saoudite – RFI

Filed under: Uncategorized — Tags:, , , — education_south @ 22 10 19 01191

Les manuels scolaires saoudiens vont promouvoir un islam moins rigoriste – Arabie saoudite – RFI.

“Répondant à une demande répétée des Etats-Unis, le ministre saoudien de l’Education nationale a annoncé que les contenus des livres scolaires du royaume allaient être revus pour « promouvoir plus de tolérance ».

“Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix (…) ; qu’une paix fondée sur les seuls accords économiques et politiques des gouvernements ne saurait entraîner l’adhésion unanime, durable et sincère des peuples et que, par conséquent, cette paix doit être établie sur le fondement de la Solidarité intellectuelle et morale de l’humanité”. (Préambule de l’Acte Constitutif de l’UNESCO).

Pour l’anedocte, une des raisons du retour des USA à l’Unesco était aussi d’avoir une influence sur les manuels scolaires. L’UNESCO nous dit ainsi que “les programmes et les manuels peuvent semer l’intolérance en encourageant les préjugés et l’étroitesse d’esprit.”

Lire cet article très intéressant (publié sur le site du Ministère des Affaires Etrangères français) sur le retour des Etats Unis à l’Unesco.

La récente adhésion de la Palestine à l’Unesco peut-elle permettre une discussion sur les manuels scolaires palestiniens et … israéliens ?

19 janvier 2012

Blog’s 2012 topics

Filed under: Uncategorized — education_south @ 15 03 23 01231

This is the english version of the 6th January post.

There are many forums, blogs and other sites dealing with education issues in developing countries. Posts and papers are often pleas for more funding for education. Still, few citizens from developing countries take advantage of Internet as a space for expression and it is generally always the same experts who monopolize the floor.

Talks are about aid effectiveness, conflict situations and their effects on education, microscopic innovative programs which have had very positive results, but that are not applied in other contexts as new experiments, new projects are preferred. There are also full of convoluted discussions on esoteric concepts of teaching methods. More recently, e-learning, information technologies open virtual perspectives that only a few science fiction writers have imagined. Fahrenheit 451, and welcome to Kindle, Android, and XO, which will turn us into little robots.

Despite all the verbiage, classroom practices remain very traditional, tradition often taking the appearance of a stick, a leather strap and the whip. Children recite the lesson by heart, beware those who do not repeat in unison. Teachers work their fields and chasing a few guinea fowl with wages that do not allow them to buy as many chickens as required to survive. Textbooks are in short supply, sometimes carefully preserved in a closet and distributed of the cycle to those who have survived so far without even reading and writing.

This might sound as a pessimistic point of view, but this is also a response to overvalued donors aid and projects. Several key issues are not touched by the discussions, forums and newsletters while jeopardizing universal primary education. Always complain, always explain.

At three years from the 2015 target, it is time to address the real problems that are undermining education systems, although the term “system” denotes some form of organization. For 2012, a good resolution that does not come without some sacrifice would be to talk about harsh topics and make revolutionary propositions in order to overcome:

1) Corruption-DONE

(What is the magnitude ? Who benefits ? How donors are silent on this issue ? What can be done to fight it?)

2) Absenteeism and repeated strikes

(What is the scope ? How can we improve the situation : pay teachers by day of teaching, raise teachers salary ?)

3) The new teaching approaches (competencies-based approach, global reading method etc …

(Who is promoting these reforms and what for ? Are they worth large investments in new textbooks and teachers training design? Shall we install a moratorium on pedagogical reforms ?)

4) Violence at school

(How often ? Who are the victims ?How to report ? Are actual schooling institutions structurally houses of violence ?)

5) The politicization of “systems” educational

(How decisions are made with school constructions and teachers allocation? How delivering a few textbooks become an excuse for ridiculous official ceremonies ?)

6) Textbooks’ mafia

(How can we get a global picture of textbooks availability ? What are the restrictions for more textbooks in school ? Launch One textbook for All commitment J ?)

7) Conflicts of interest between private schools and public sphere

(How some public servants somehow benefit from low performance in public schools by personally investing in managing private institutions ? Amend legislation to prevent this ?)

8) Fraud in Examination

(How can we explain bizarre figures on exam success rates ? How these rates are instrumentalized by politicians ?)

If you have kamikaze tendencies and want to write about these topics, contact me.

Banzai!

Le blog fête ses deux ans

Filed under: Uncategorized — education_south @ 14 02 06 01061

Ce blog a été créé le 19 janvier 2010 et fête donc ses deux ans.

Voici un graphique des visites par mois. Consultez le bilan de l’année 2011.

12 janvier 2012

Formation continue des maîtres et gestion des écoles

Filed under: Uncategorized — Tags:, , , , — education_south @ 17 05 14 01141

Par Jean-Emmanuel BUI

Formation continue des maîtres et gestion des écoles

Pour atteindre l’objectif de scolarisation universelle, les états d’Afrique subsaharienne ont recruté des milliers d’enseignants dont les profils étaient souvent hétérogènes en termes de savoirs académiques et de compétences professionnelles. Dans le meilleur des cas, ces enseignants ont bénéficié d’une formation initiale qui n’était pas toujours adaptée à leurs besoins. Les enseignants sont par exemple peu outillés pour enseigner aux grands groupes ou en mode multigrade (plusieurs élèves de différents niveaux dans une même classe). Bien souvent, ils ont été affectés sans préalable dans des écoles pour faire la classe aux élèves.

Dans un tel contexte, on devine l’importance de la formation continue comme facteur clé de l’amélioration de la qualité de l’éducation en général, pour peu que cette formation fasse véritablement évoluer les pratiques. Pourtant, malgré l’enjeu qu’elle représente, la formation continue qui existe souvent dans les textes, est peu ou pas développée dans sur le terrain.

Plusieurs raisons expliquent cette situation : les enseignants à former sont très nombreux et une telle entreprise suppose une organisation et des moyens humains, matériels et financiers qui dépassent souvent la capacité des Etats.

Les dispositifs existants cumulent souvent des handicaps majeurs : l’absence d’analyse systématique des besoins réels, le défaut d’un plan national qui harmonise et rend obligatoire le dispositif de formation continue, le manque de moyens mis à la disposition des personnels en charge du dispositif et, fréquemment, leur manque de compétence. On notera aussi l’absence d’évaluation systématique des actions de formation continue qui permettrait d’apprécier leur pertinence et leur caractère effectif.

Il s’agit le plus souvent de formations éparses de courte durée, financées par des bailleurs, sans grande cohérence entre les divers actions et intervenants.

Cependant, l’UNESCO met en œuvre un Guinée Bissau une formation continue basée sur un recensement-test des compétences académiques des enseignants en portugais et mathématiques. Des profils d’enseignants sont établis et des modules de formation sont élaborés en fonction des besoins.

Au Ghana, la décentralisation des compétences permet aux écoles d’organiser des sessions de formation continue dans l’établissement, alors qu’au, Maroc par exemple, le directeur d’école a règlementairement peu de latitude en termes de supervision pédagogique dans « son » propre établissement.

Que faire pour améliorer la situation ?

Une partie de la réponse se trouve dans l’intégration possible de la formation continue aux compétences élargies des écoles primaires.

Dans une contribution précédente, « la gestion des écoles primaires publiques au Gondwona », il a été question d’une plus grande autonomie octroyées aux écoles primaires afin qu’elles adaptent la politique éducative dont les grandes orientations sont fixées par l’Etat central, aux particularités de son contexte d’implantation.

Dans cette contribution, nous avions identifié les conditions de cette autonomie accrue : le développement de leurs compétences dans les domaines administratifs, financiers et pédagogiques – le renforcement des capacités des directeurs d’école – l’évolution nécessaire du rôle actuel de l’administration centrale et déconcentrée vers une mission d’accompagnement et d’évaluation du fonctionnement et des performances. Dans cette optique, il semble opportun que la formation continue des maîtres deviennent une compétence pédagogique clé des écoles dans lesquelles ils exercent.

Pourquoi ?

A plus d’un titre, l’école semble être le bon niveau pour l’implémentation d’un dispositif de formation continue :

- l’école est en mesure de mettre en œuvre un diagnostic situé des besoins de formation de chaque enseignant. On peut imaginer que les analyses réalisées dans les écoles servent, à certaines conditions et avec d’autres intrants, à l’élaboration du plan national de formation continue. On peut aussi imaginer que ce plan élaboré par un processus ascendant fixe un cadre et des objectifs de formation continue avec, dans sa mise en œuvre opérationnelle, une part de contenus nationaux obligatoires et une part de contenus laissés à l’appréciation libre du directeur d’école ;

- La mise en œuvre au sein de l’école réduit l’absentéisme et les coûts liés aux déplacements et à l’hébergement des enseignants sur le lieu de formation. Elle rend également possible une certaine flexibilité qui permet notamment d’aménager des dates et des horaires qui s’adaptent aux contraintes des enseignants sans pénaliser les élèves ;

- Le directeur d’école devient l’acteur central du dispositif de formation et cela réduit d’autant les aléas liés à la disponibilité et aux déplacements des formateurs habituels (inspecteurs, conseillers pédagogiques, autres). Cet aspect impacte également le coût de la formation.

Comment ?

Les conditions de la réussite d’une telle approche sont multiples : renforcer les capacités du directeur d’école et fixer un cadre précis d’intervention pour l’administration centrale et déconcentrée[1].

-       le renforcement des capacités du directeur :

  • le directeur doit acquérir des connaissances et des compétences opérationnelles dans les domaines de la pédagogie, de la réglementation scolaire et de l’ingénierie de formation en particulier. Ces compétences sont incluses dans le référentiel de compétences qui décrit son profil métier et dans le référentiel de formation correspondant;
  • le directeur est libéré d’une partie de sa charge d’enseignement pour se consacrer aux actions de formation continue et à l’accompagnement pédagogique des enseignants

-        Le cadre d’intervention de l’administration centrale et de l’administration déconcentrée :

  • Concernant l’administration centrale :
    •  elle finalise le plan national de formation continue et met à la disposition des entités en charge de sa mise en œuvre, les ressources nécessaires ;
    • elle revoit dans le cadre plus large de la gestion des écoles primaire le statut, la fonction et la formation du directeur d’école.
  • Concernant l’administration déconcentrée :
    • Elle assure la formation des directeurs d’école dans les domaines ciblés par la formation continue des maîtres ;
    • Elle l’appuie dans la mise en œuvre du plan de formation continue des enseignants ;
    • Elle évalue régulièrement les actions de formation continue

Utilisant comme prétexte le développement nécessaire de la formation continue des maîtres, cette contribution veut mettre l’accent sur la nécessité, pour une politique éducative, quel que soit son champ d’application, de se rapprocher des besoins concrets des acteurs et des usagers et de développer leur capacité à agir dans leur environnement particulier.

Cette approche de la formation continue des maîtres doit être prochainement mise en œuvre en Côte d’Ivoire.


[1] Il s’agit de conditions nécessaires mais pas suffisantes

8 janvier 2012

La corruption dans l’éducation

Filed under: Financer l'éducation — Tags:, , — education_south @ 20 08 51 01511

Suivant la ligne éditoriale donnée pour 2012, le blog ouvre le dossier de la corruption dans l’éducation.

Voila un sujet tabou mais préoccupant autant dans les pays du Nord (comme en France-Lire la République des mallettes de Pierre Péan) que dans le Sud. Et pour cause, qui dit corruption dont une définition pourrait être « l’usage systématique d’une charge publique pour un avantage privé » dit secret.

Un phénomène généralisé…

Les biens mal acquis, l’affaire Enron, les contrats léonins de la firme Halliburton en Irak, mais aussi Madoff qui n’a pas pu détourner 50 milliards de dollars seul, où plus récemment la dissolution d’une des plus grandes « ONG » américaine dans le domaine de l’éducation pour fraude au Pakistan et en Afghanistan ou la gestion de la fondation Carla-Bruni Sarkozy sont révélateurs du fonctionnement actuel d’un système de corruption et de mauvaise gouvernance à tous les niveaux, ancré dans les mœurs politiques. La corruption est la principale source de pauvreté et doit être combattue vigoureusement. La crise financière actuelle est avant tout la conséquence d’une fraude sur l’estimation des risques des crédits immobiliers aux Etats Unis, mise en place par Goldman Sachs en particulier.

Mais …absent des discussions internationales

A titre d’anedocte, lors d’une réunion de la Francophonie consacrée à la gestion dans l’éducation, il a fallu batailler pour que le mot corruption fasse partie des documents finaux car selon des participants : « mettre ce mot revenait à reconnaître l’existence de problèmes de corruption » sic. Il faut savoir que la Conférence Ministérielle consacrée au même thème quelques mois plus tard fut l’occasion d’un spectacle tragi-comique, où le Ministre de l’Education nous gratifiait d’un speech fantastique sur la bonne gestion, avant d’être embastillé pour détournement de fonds, quelques jours après la réunion…

On peut se demander si l’aide internationale (qui équivaut bien souvent à 10% du financement du secteur éducatif à part dans quelques micros pays) ne vise pas seulement à contrebalancer l’effet de la corruption. Si 10% des sommes affectées au budget de l’éducation sont détournées pour des profits personnels ou pour des partis politiques, et que le financement international contribue à 10% du budget national, 10%-10%=0%. De là à dire que les pays qui reçoivent le plus d’aides sont les plus corrompus, il y a un pas que certaines ONG françaises n’ont pas hésité à franchir en condamnant l’affectation de l’aide bilatérale vers quelques pays « amis ».

La corruption c’est combien ?

Il est bien difficile d’estimer la proportion des budgets des Etats engloutis dans les poches individuelles. Cependant, dans le sillage des travaux de la Banque Mondiale et du professeur Mingat pour qui c’est un peu un credo, il est possible d’établir des comparaisons internationales entre niveaux de dépense et résultats scolaires (soit en termes de taux de scolarisation ou en compétences acquises par les élèves). Si un pays A dépense autant qu’un pays B, mais obtient des résultats pour moitié inférieurs, soit sa politique est moins efficace (ce qui se dit dans les rapports) soit en réalité très peu des dépenses budgétées par A arrivent dans les écoles et A est plus corrompu que B (ce que seule l’ONG Transparency International se permet d’affirmer).

Les études sur la corruption

L’ONG Transparency International, qui n’applique pas vraiment le principe de transparence à ses propres financements (« The bulk of TI’s income comes from government development agency budgets and foundations » ??), a en effet constitué un classement international basé sur la perception de la corruption, à défaut de pouvoir estimer les flux financiers concernés. Dans le dernier classement 2011 sur la corruption, on apprend que : « La Nouvelle-Zélande arrive en tête (comme la moins corrompue NDLR), suivie de la Finlande et du Danemark. La Somalie et la Corée du Nord (incluse dans l’indice pour la première fois) arrivent au dernier rang du classement ».  Et que « Les pays de la zone euro atteints par la crise de la dette, qui trouve en partie son origine dans l’échec des autorités à empêcher les pots-de-vin et l’évasion fiscale, font partie des pays de l’UE ayant obtenu les notes les plus basses. »

Carte de la corruption dans le monde

Source : Transparancy international.

Consultez le classement précis ici : http://www.transparence-france.org/e_upload/pdf/ipc_2011_carte.pdf

On notera la bonne performance du Bostwana, et la remontée dans le classement du Cameroun et du Nigéria. L’Afghanistan est classé avant dernier en termes de corruption, ce qui ne l’empêche pas de recevoir des milliards de dollars, dont une partie atterrit d’ailleurs dans les poches des talibans.

Le problème de cette échelle est qu’elle concerne la corruption au quotidien ou la micro corruption. Le blanchiment d’argent ou les paradis fiscaux tels que la Suisse et de nombreux micro Etats apparaissent comme “non corrompus” alors qu’ils sont à la base même des mécanismes de détournements massifs d’argent public. Ainsi, pour établir le lien entre corruption et pauvreté, on prendra les données sur le revenu par habitant (Banque Mondiale 2009) et l’échelle de corruption de Transparancy international (2011) en supprimant les micro Etats (en gros les Iles des Caraïbes et du Pacifique).

Le graphique suivant fait apparaître clairement le lien entre corruption et pauvreté (mesurée en terme de log du revenu par habitant).

Graphique du lien entre corruption et pauvreté


Source : Graphique du bloggeur à partir des données de la Banque Mondiale et de Transparancy International.

Plus un pays est corrompu, plus il est pauvre.

Sur l’éducation plus spécifiquement, Transparency a contribué à problématiser et catégoriser les phénomènes de corruption et nous en donne un résumé. « Son coût exorbitant (les frais illégaux et les paiements de pots-de vin lors des admissions, des examens ou des cours) représente un lourd fardeau pour les parents pauvres. La corruption dans la passation des marchés publics pour l’achat de matériel scolaire ou la construction des locaux est une lourde charge pour le budget de l’éducation et prive les élèves de matériels et d’un environnement nécessaires pour leurs études. La corruption dans le processus de nomination des enseignants et le développement de carrière a des répercussions graves sur la qualité de l’enseignement permettant ainsi aux enseignants et administrateurs peu compétents et peu aptes d’être nommés à des postes qu’ils ne méritent pas. Les étudiants qui – malgré ces circonstances -parviennent à terminer leurs études constituent une main d’oeuvre peu qualifiée qui n’apporte aucune valeur ajoutée à l’économie et au secteur public durant leur vie professionnelle. »

 « En périodes électorales, les enseignants sont chargés de l’éducation civique des citoyens et du décompte des voix lors des scrutins. Afin de s’assurer de leurs « services », les responsables politiques souvent n’hésitent pas à s’ingérer dans le recrutement, la promotion et les affectations des enseignants. »

L’Institut International de Planification de l’Education (IIPE) a pour sa part développé le thème Ethique et corruption en éducation et la Banque Mondiale a développé un système de suivi des dépenses publiques. Plus d’infos ici. Les Nations Unies ont également mis au point une convention sur la corruption en 2000 avant d’être rattrapées par le scandale pétrole contre nourriture. On citera également le site http://www.u4.no/ qui propose des idées intéressantes en termes de suivi budgétaire.

Au niveau des mesures prises par les pays, on prendra un exemple typique de Guinée, où l’on créée des structures de lutte contre la corruption (le président du Comité National de lutte contre la corruption est le Président de la République…) et on introduit des cours d’instructions civique et morale. Les sources de corruption sont selon cet article (de 2005) le trafic de notes et de faux diplômes, la fuite d’épreuves…

Des situations imaginaires

Pour mieux comprendre la corruption, tentons de nous mettre dans la peau d’un fonctionnaire du Ministère de l’Education. La quarantaine, l’homme a deux enfants, cinq frères et sœurs et une vingtaine de neveux et nièces, dont la moitié est scolarisée. Ainé de la famille, il a bénéficié de plus grande partie de la parcelle héritée du papa, et a entamé la construction de sa propre maison. Le premier étage, entrepris par le papa est bien entamé mais le système d’eau n’est pas au point. Il lui faudrait environ 1 millions de Francs CFA (1500 euros) pour pouvoir installer des sanitaires et une salle d’eau. Le quartier est déjà assez sale et insalubre et ce fonctionnaire n’a même pas de toilettes dignes de ce nom. Deux neveux qu’il prend en charge financièrement, vivent à la maison, terminent leur bac et souhaitent entamer des études supérieures, qui coutent cher. Il est donc urgent d’obtenir l’argent pour les sanitaires, avant la rentrée scolaire. Notre ami gagne 120 000 Fcfa par mois mais sa participation à différents séminaires lui permet d’obtenir en moyenne 400 000 Fcfa supplémentaires en per diem dans les bons mois, déduction faite des sommes versés à son chef qui signe ses ordres de mission. La somme à trouver est conséquente et représente environ 10 mois de salaire. La Banque pourrait bien prêter mais le taux est de 13%, qui plus est il doit déjà deux millions de Fcfa à la Banque, suite aux funérailles de papa. Que faire ? Il est le plus fortuné de la famille et ne peut solliciter personne à ce niveau.

Entre deux portes, il entend parler de la mise sur pied d’un Comité d’Organisation de la Journée Nationale du sport scolaire, qui aura lieu dans quelques semaines. Le Chef du service du sport scolaire est un cousin éloigné (ils viennent de la même région), avec qui il entre en contact. Après un bon repas et moultes bières, il apprend que le budget de cette journée du sport scolaire est de 250 millions de Fcfa ! Cette somme inclut les frais de supervision et d’organisation du Comité de pilotage du comité d’organisation (le Ministre et ses conseillers, les directeurs centraux), la rémunération des Comités d’organisation régionaux, les frais de banquet (avec Château-Petrus !), les banderoles en tissu-chiffon (500 euros la banderole), les frais de communication pour les journalistes, la location de véhicules pour le transport des enfants des 20 écoles (qui défileront), l’impression d’affiches en 20000 exemplaires…

Par chance, l’imprimeur-prestataire en chef qui n’était autre que le beau-frère du point focal anti-corruption au Ministère de l’Education a vu ses contrats interrompus suite à des prestations de piètre qualité avec fautes d’orthographe sur les supports de communication des « Objectifs 2025 » de la Présidence. Il y a là un coup à jouer sur les devis et le coût d’un item, grâce à un imprimeur ami. Les différents dossiers en suspens, enseignant tabassé dans l’école de Tartenpion 3, ou la toiture de l’école L’excellence des petits pionniers qui menace de s’effondrer, attendrons. Charité bien ordonnée commence par soi même. Le directeur des constructions scolaires, qui possède une villa dans le Sud de la France, est actuellement en détention et mis en examen. On l’accuse d’avoir détourner 500 millions de Fcfa. Alors pourquoi pas moi ? La journée nationale sur le sport scolaire se déroule en présence de l’ambassadeur de Japon, de la France et de l’Allemagne qui saluent les efforts du gouvernement dans ce domaine. Mais avez-vous vu le moindre terrain ou équipement de sport dans une école ?

De son côté, l’enseignant Lambda a reçu une formation sur les bonnes pratiques et la lutte contre la corruption à l’école financée par l’ONG dénommée, Everything will be fine in a perfect world . De retour dans son établissement, après une semaine d’absence, face à des élèves goguenards, il restitue tant bien que mal les éléments de langage reçus. Les élèves  ont du solliciter  la veille 1000 Fcfa auprès de leurs parents, pour faire face à des frais de photocopies (qu’ils n’ont jamais vu, la première photocopieuse étant à 65 Km de l’école). De même les manuels sont vendus aux parents 2000fca, alors qu’ils coutent 1500 fcfa à la production, mais seuls quelques initiés au Ministère connaissent ces chiffres. Le coût d’un ordinateur est fixé à 1 millions de Fcfa sur le budget national, mais ne vaut sur le marché que la moitié. Ces barêmes ont été fixés au plus haut niveau, chut !

Ce ne sont que quelques anedoctes fictives du quotidien, mais mises bout à bout ces pratiques contribuent à des déperditions très importantes des financements destinés aux écoles, enseignants et élèves. Les petits ruisseaux forment les rivières.

Des actions bien réelles

En Ouganda, on estimait en 1995 à 87% le taux de déperdition des subventions par élève du Ministère vers les écoles. Il est estimé actuellement à 15% : « Cela a été le résultat d’une stratégie combinant la production et la diffusion d’informations détaillées aux communautés locales ainsi que la publication des pénalités infligées aux fonctionnaires coupables de comportements  malhonnêtes». En gros, le montant des dotations affectées aux écoles était publié au niveau local. Aux grands maux les grands remèdes.

De même, ce rapport de l’Unesco nous apprend qu’à Bogota en Colombie, on a pu augmenter substantiellement la présence des enseignants dans l’école ou réduire la fraude aux examens en Azerbaïdjan.

Ces initiatives doivent être poursuivies et étendues. La lutte contre la corruption, loin des effets d’annonce, est la seule garantie du droit humain à l’éducation.

6 janvier 2012

Nouveau blog sur le développement

Filed under: Uncategorized — education_south @ 17 05 11 01111

Voici le nouveau blog d’un collègue à qui nous souhaitons longue vie !

http://dominicondevelopment.wordpress.com/

Année 2012, année de la loose ?

Filed under: Uncategorized — education_south @ 16 04 11 01111

Une très bonne année 2012 à tout le monde, santé, prospérité, amour, luxe, calme et volupté ! So brièveté, plein de bonnes choses en té.

Nombreux sont les forums, blogs et autres sites qui traitent des questions d’éducation dans les pays en développement. Bien souvent, il s’agit de plaidoyers pour davantage de financements éducatifs élaborés par des experts qui en vivent et dont je fais partie. Se forme donc une sorte de marché gratuit aux idées à deux francs CFA six sous. Malheureusement, peu de ressortissants de pays du Sud profitent de cet espace d’expression qu’est Internet et ce sont globalement toujours les mêmes experts qui monopolisent la parole. Un appel du pied à reprendre les choses en main.

On y parle d’efficacité de l’aide, des situations de conflits et de leurs effets sur l’éducation, de programmes novateurs (mais microscopiques) ayant eu des résultats très positifs, suivant une évaluation d’impact des plus pointues et très indépendante. Programmes qui ne sont d’ailleurs pas appliqués dans d’autres contextes car on leur préfère de nouvelles expérimentations, de nouveaux projets, bref de nouveaux véhicules 4*4 (de préférence Mitsubishi comme les écoles[1]). On trouve aussi des discussions alambiquées pleine de nouveaux concepts éso-éthériques sur des méthodes pédagogiques, auto-évaluées, survendues et panacée. Plus récemment, l’e-learning, les technologies de l’information ouvrent des perspectives virtuelles que seuls quelques auteurs de science fiction avaient imaginées. Fahrenheit 451 et bienvenue à Kindle, Android et XO, qui feront de nous des petits robots.

Malgré tout ce verbiage, les pratiques en classe restent très traditionnelles, la tradition revêtant souvent l’aspect d’un bâton, d’une lanière de cuir et de la chicote. Les enfants ânonnent en cœur la leçon, gare à celui qui ne répète pas à l’unisson. Les enseignants travaillent leurs champs et courent après quelques pintades avec leur salaire qui ne leur permet pas d’acheter autant de poulets bicyclettes que souhaité, pour constituer un digne peloton.

Les manuels scolaires sont une denrée rare, parfois précieusement conservée dans un placard et distribuée au mieux en fin de cycle à ceux qui ont survécu  jusque là sans pour autant lire et écrire.

Année 2012, année de la loose ?

Il serait temps d’aborder enfin les vrais problèmes qui minent les systèmes éducatifs, bien que le terme « système » dénote une quelconque forme d’organisation. Pour 2012, une bonne résolution qui ne va pas sans quelques sacrifices, serait d’arrêter de fumer pour s’occuper du feu à savoir :

  • La corruption
  • L’absentéisme et les grèves à répétition
  • Les nouvelles approches pédagogiques (approche par compétence, méthode globale etc…)
  • La violence à l’école
  • La politisation à outrance des “systèmes” éducatifs
  • La mafia des manuels scolaires
  • Les conflits d’intérêt entre écoles privées et sphère publique
  • La fraude aux examens

Si vous avez des tendances kamikaze et souhaitez écrire sur ces sujets, contactez-moi !

Banzai !


[1] Le Vice-Président de Mitsubishi était le seul représentant du secteur privé nommé en 2004 dans le groupe consultatif sur le NEPAD (Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique), créé par l’ONU (lorsque le directeur de l’Unesco était japonais).

20 décembre 2011

Bilan d’activités 2011 de la société Varlyproject

Tout en vous souhaitant de très bonnes fêtes de fin d’année, nous avons le plaisir de vous présenter le bilan d’activités 2011 de la société Varlyproject, qui héberge ce blog.

ASSISTANCE TECHNIQUE-CONSULTATIONS

Cameroun : appui à l’évaluation des acquis scolaires –SOFRECO /AFD

  • Rédaction d’items en langues (français et anglais) et en maths
  • Appui à la mise en œuvre d’une évaluation
  • Analyse des données et rédaction du rapport

Burundi : appui à l’évaluation des compétences fondamentales en lecture (en un temps record) – SOFRECO/Banque mondiale

  • Elaboration des tests
  • Appui à la mise en œuvre d’une évaluation
  • Analyse des données et rédaction du rapport

Maroc : appui à la mise en place d’une évaluation EGRA/EGMA/SSME- RTI/USAID

  • Adaptation des questionnaires contextuels
  • Rédaction d’une partie du rapport (en anglais)

Ghana : appui à l’analyse des données d’évaluation nationale -RTI/USAID

  • Analyse des données
  • Rédaction d’une partie du rapport (en anglais)

PRODUCTION DE SUPPORTS DE FORMATION

  • Guide méthodologique pour l’évaluation (Cameroun)
  • Support de formation sur l’échantillonnage (Cameroun)
  • Guide méthodologique pour l’adaptation et l’administration des outils EGRA (Burundi)
  • Module sur l’analyse des données d’évaluation nationale au Ghana (en anglais)
  • Support multimédia de formation à l’analyse des leçons Maroc (incluant une vidéo)
  • Vidéo de passation des tests EGRA-Burundi

FORMATIONS

  • Formation d’homologues au Cameroun et Burundi
  • Formation des équipes nationales au Cameroun, Burundi, Maroc et Ghana
  • Formation de deux stagiaires (Master Econométrie et Ecole d’ingénieurs en statistiques de Rabat)
  • Recrutement d’un infographiste

COMMUNICATION

  • Alimentation du blog incluant des contributions extérieures
  • Création d’une charte graphique pour le blog et les rapports
  • Appui à la réalisation des supports de promotion d’Education & Territoires Maghreb

ACTIVITES SOCIALES

  • Appui à la traduction du guide XO dans la classe et guide de déploiement
  • Soutien technique sur les questions d’évaluation et d’intégration des TICE dans le cadre du déploiement OLPC à Madagascar
  • Montage des vidéos du Sugar Camp #2
  • Contributions sur le blog OLPC France
  • Participation à l’assemblée générale OLPC France

12 décembre 2011

Dissimulées ou retardées, les données sur l’école sont jugées peu fiables – LeMonde.fr

Filed under: Uncategorized — education_south @ 20 08 48 124812

Dissimulées ou retardées, les données sur l’école sont jugées peu fiables – LeMonde.fr.

Une vive critique du manque de transparence dans la publication des résultats d’évaluation en France.

par la même occasion, rendons hommage à Claude Sauvageot qui a beaucoup oeuvré dans ce domaine.

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