Un blog sur l'éducation dans les pays du Sud – A blog on education in the developing countries

27 avril 2012

Une évaluation OLPC utile au Sri Lanka

Classé dans : One Laptop Per Child — Tags:, , , , — education_south @ 14 h 25 min

Des chercheurs sri-lankais de l’University of Colombo School of Computing (UCSC) et un chercheur visiteur au Department of Computer and Systems Sciences (DSV) de l’Université de Stockholm ont mené une évaluation indépendante d’un déploiement OLPC au Sri Lanka. Cette évaluation n’est pas financée par les autorités qui gèrent directement le projet : le Ministère de l’Education et la Banque mondiale.

Le projet OLPC au Sri Lanka

Le projet consiste à déployer 1000 ordinateurs XO équipés de l’interface Sugar dans 13 écoles primaires rurales. Il s’articule en plusieurs composantes.

  1. L’adaptation de l’interface Sugar aux langues cinghalaise et tamoule
  2.  Le développement des activités d’apprentissage comme des jeux interactifs sur la base du programme d’enseignement primaire
  3. La formation des enseignants pour intégrer le XO dans les activités en classe
  4. L’établissement d’une communauté de soutien pour les enseignants et les étudiants
  5. La mise en place d’un environnement d’apprentissage collaboratif de la classe ouvert sur le monde

Tant dans ses objectifs que dans ses résultats, ce déploiement ressemble beaucoup à ce qui se fait à Nosy Komba.

Après une revue de littérature et des sempiternelles discussions sur l’impact des projets OLPC, les auteurs remarquent que les ressources humaines et financières n’ont pas toujours été prévues pour la maintenance dans de nombreux déploiements de part le monde. Une telle situation est très fréquente dans les projets de développement : les bailleurs sont prêts à investir dans une dotation en capital physique ou humain, mais considèrent que c’est aux gouvernements ou aux bénéficiaires des projets de s’organiser pour maintenir le dispositif en état.

Plus spécifiquement, on note qu’il n’y a généralement pas de programme de réparation des machines. Sur ces deux aspects, on notera les mesures prise par OLPC France sur la formation des volontaires à la réparation des machines à travers ateliers et vidéos, de même qu’une planification précise des besoins financiers du déploiement.

Méthode d’évaluation

Pour l’évaluation, les écoles ont été séparées en groupes selon leur environnement socio-économique et une école est choisie dans chacun des groupes pour une analyse en profondeur. Des écoles témoins (sans XO) ayant des caractéristiques proches de celles dotées en XO ont été sélectionnées. Des collectes des données ont été effectuées avant la distribution (pré test) et après la distribution (post test). Il s’agit donc d’une évaluation d’impact de type randomisée (avec appariement des écoles) mais sur très peu d’écoles au final.

L’évaluation a portée sur la participation et l’implication des élèves en classe, la créativité et l’exploration et les compétences en écriture, mathématiques et arts. La collecte des informations s’est faite à travers des observations directes, des interviews et des sources administratives (registres). De plus, les journaux (log) XO des élèves ont été utilisés, ce qu’OLPC France a commencé à faire également.

Cette évaluation a été menée par des personnes qui ne sont pas liées aux institutions implémentant le projet. Il s’agit d’une évaluation formative visant un retour d’expérience plus que d’une évaluation sommative mesurant par exemple les résultats finaux d’un projet.

Quels sont les résultats de l’évaluation ?

En termes de distribution, les élections de 2008/2009 ont retardé la livraison des machines. Les enfants ont reçu les machines plusieurs mois après l’inauguration du projet en grande pompe. Certains n’en n’ont pas reçu du tout et la saturation n’a pas pu être atteinte dans les écoles (ce qui soit dit en passant peut être utilisée pour comparer les résultats des enfants avec et sans XO dans une même classe).

Comme toujours, le problème d’électricité s’est posé ainsi que celui du fonctionnement de certaines batteries et du câble. Les auteurs recommandent d’avoir une personne dans l’école apte à effectuer les réparations qui s’imposent.

Comme à Nosy Komba, l’usage du XO a été fait en dehors des heures officielles. Les auteurs ont pu tracer la courbe d’utilisation des XO, qui s’avère l’élément novateur de leur étude : lors des deux premiers trimestres de la 1ère année, il est pour eux prématuré de laisser les XO aux enfants qui ont des difficultés à les transporter chez eux. La courbe suivant montre que l’usage des XO atteint un pic en fin de 4ème année avant de chuter brutalement. Cela peut être du au fait que la 5ème année est la fin du 1er cycle du primaire sanctionné par un examen, qui devient une priorité pour les élèves et les enseignants.

Schéma d’utilisation du XO au cours de la scolarité

Recommandations opérationnelles

Les auteurs suggèrent d’introduire d’autres types d’équipements informatiques à partir de la 5ème année sans préciser lesquels.

Pour faire face au faible rendement des toutes premières formations des enseignants, le Ministère de l’Education a initié le développement de jeux interactifs basés sur les programmes officiels. Ce qui n’est pas sans rappeler l’usage de l’activité Memory à Nosy Komba. Il faut promouvoir l’usage du XO car passés les premiers mois, qui correspondent à la découverte d’un univers,  l’intérêt des enfants décroit. Les auteurs recommandent de raccorder l’école à un réseau informatique pour permettre la formation continue des enseignants, ce qui s’est fait à Nosy Komba.

Les auteurs saluent l’initiative du Ministère de l’Education de développer des outils pédagogiques libres pouvant servir sur des environnements de travail variés (open source). Sans mise à jour régulière des contenus (flashage), les logiciels n’évoluent pas avec le cursus scolaire mais il est possible de charger les manuels scolaires ou textes sur les XO. A Nosy Komba, pour l’instant des livres en malagasy ont été installés sur les XO.

Chaque nouvelle année scolaire, il faut  mettre à jour les contenus afin de maintenir l’intérêt des élèves. Une solution est d’impliquer les enseignants et les élèves dans le développement des activités, bien que ce ne soit pas facile dans la pratique.  Il est possible de faire un tableaudonnant pour chaque activité Sugar le niveau de difficulté et l’année scolaire la mieux indiquée.

Afin de faciliter l’élaboration de contenus et le retour d’expérience, la mise en place de réseaux Mesh ou Internet est une voie à privilégier. Une telle configuration permet aussi la mise en ligne des travaux des élèves, la résolution de problèmes rencontrés par les enseignants et la production d’informations statistiques sur les usages des XO, ce qu’OLPC France fait avec le back up des journaux des élèves à travers le school serveur. Une bibliothèque numérique disponible en ligne a été créée au Sri Lanka.

Ainsi, le projet OLPC Sri Lanka a été adapté, customisé au contexte local au fur et à mesure. Plutôt que de réaliser une évaluation bête et méchante visant à produire un jugement définitif sur OLPC, vu comme un tout, les auteurs ont tâché de mettre à disposition leurs compétences pour améliorer le projet. Cela n’est pas sans rappeler ce qui se fait à Nosy Komba également, de manière informelle. De plus, au Sri Lanka, des développements positifs ont été observés dans les connaissances, les compétences et les attitudes des élèves.

Cette évaluation n’est pas un instrument de pouvoir mais davantage un processus collectif d’apprentissage parfaitement naturel, appuyé par des outils scientifiques. Des évaluations « comme on aimerait en voir plus souvent ».

Plus d’informations, consultez cette infographie, cette présentation et le papier complet en anglais.

Traduction et synthèse à partir de : K. P. Hewagamage, H.M.S.J.Meewellewa, , G.K.Munasinghe, ,H.A.Wickramarachi (2011), Role of OLPC to Empower ICT Adaptation in the Primary Education, Education in a technological world: communicating current and emerging research and technological efforts, A. Méndez-Vilas (Ed.) ©FORMATEX 2011

1 mars 2012

L’éducation numérique en Françafrique


Dans cet article, tout est sans doute faux et c’est surement tant mieux.

La DIENA (Délégation Interministérielle à l’Education Numérique en Afrique) est dotée d’un budget de 50 millions d’euros ?? (ou 15 millions officiellement). Le projet prolonge quelque peu les inforoutes francophones. Tout internetomobiliste ayant pu circuler sur les fameuses routes est prié de se manifester. Vaste blague.

Dans le milieu français de la coop. (ou ce qu’il en reste) beaucoup s’interrogent sur cette initiative pilotée par Alain Madelin. Cet odieux personnage, au passé fasciste, chantre de l’ultralibéralisme est donc chargé par la Présidence de développer l’éducation numérique en Afrique et d’agir pour les « ch’tis n’enfants ». Agit-il pour le compte de la World Company ?  Voir cette fameuse vidéo des guignols avec le Commandant Sylvestre, « il faut libéraliseeer ».

« Patrick Devedjian et Alain Madelin, fondateurs du mouvement Occident, mouvement étudiant d’extrême droite seront condamnés par le tribunal correctionnel de Draguignan à un an de prison avec sursis et trois ans de mise à l’épreuve pour vol et détention d’armes. ». La bande de guignols était complétée par Gérard Longuet, ministre de la Défense, plusieurs fois mis en examen.

Quel est l’objectif de cette DIENA ? La question se pose puisque Madelin (à deux lettres près un cartel colombien) parle de faire des "plus value". Que fait la DIENA ? Elle distribue des tableaux blancs interactifs en Afrique. C’est sans doute très bien mais on peut s’étonner des moyens mis à disposition, comme un ambassadeur chargé de mission, un VRP-VIP en somme, dans un contexte de réduction drastique des dépenses publiques. Il s’agit de la fameuse RGPP, qui a eu raison de la DGCID (la Coop.), saluée comme un avancée par nos « camarades » de l’OCDE, mais décrié par l’Assemblée Nationale et la Cour des Compte, que l’on incite d’ailleurs à lorgner du côté de la dite DIENA.

D’un côté, on a vendu l’immeuble historique de la coop. « Rue Monsieur », sabré tous les projets FSP (Fonds de Solidarité Prioritaire) et les budgets des instituts culturels (qui équivalent souvent le coût du séjour d’un vulgaire Secrétaire d’Etat de la coop. dans un pays) ; de l’autre on investit dans le numérique. Ca fait bien, moderne, ca fait « in », ca fait AAA, ah non pardon AA+.

Monsieur Madelin se comporte de manière outrancière lors des réunions de la Francophonie (s’invite avec son cigare à la table des ministres), tout comme son collègue Darcos à deux doigts de provoquer un incident diplomatique au Canada. Ils sont la honte de la France. Ces personnages malfaisants et grossiers ont contribué à la mise en œuvre d’une NON politique de coopération et à pourrir les relations franco-africaines.

La DIENA est une sorte de partenariat public-privé très opaque qui : « s’inscrit dans la contribution française au partenariat franco-britannique », lui-même complètement virtuel. Elle se fonde sur les cendres du Fonds Mondial de Solidarité Numérique, qui n’a de mondial que le nom. Là encore sur le site de ce fonds mondial sans le sou, on y vend des TBI Low Cost. Yeah ! Le contenu du site de la DIENA tient sur un post it…Tout ce que l’on sait : « c’est un projet conçu par les africains pour les africains », un langage de gardé à vu présumé innocent.

Une revue des plans de développement de l’éducation des pays africains francophones montre que les priorités « nationales » ne sont pas l’achat de matériel informatique dans les écoles. Rien n’empêche de multiplier les projets d’introduction de l’informatique dans les écoles, mais pourquoi choisir un seul type de matériel, sur quelles bases ces choix ont été opérés ? Y a-t-il eu des évaluations d’impact?

Quelles sont les sociétés qui vendent ces matériels : Bolloré bien sûr !! Voir en dessous de cette vidéo sur les TBI au Niger : "Le Tableau Numérique Interactif en Afrique est une initiative du REPTA (Réseau Éducation pour Tous en Afrique) avec le soutien de SMART Technologies (inventeur du TBI-NDLR) et Le Groupe Bolloré."

Quel est exactement la part de l’intérêt public et celle du privé dans cette affaire ?

On apprend sur le site du projet Sankoré, qu’on a remis cinq mallettes Sankoré (sic !) au « Collège militaire Eyadéma de Tchitchao, vitrine de l’enseignement secondaire au Togo affichant de brillants résultats aux examens du baccalauréat ». Très intéressant, ma fois révélateur, comment consolider le pouvoir militaire du Togo de générations en générations. Mais bon ne critiquons pas, pour une fois que les mallettes vont dans le bon sens.

Il s’agit également de refourguer les vieux ordinateurs en Afrique, comme on fait avec les voitures. « En France, on incite les entreprises à donner leurs vieux ordinateurs à leurs salariés, sans charges sociales ni fiscales, comme prévu par la loi de Finances 2008, Éric Besson […] vient de signer une charte devant servir de "cadre de mise en oeuvre" à ce projet, ce mardi 24 juin 2008. Cette signature avec des "entreprises pilotes" comme Bolloré… » comme c’est mignon !

Curieusement, l’économie numérique est placée au Secrétariat d’Etat chargé de la Prospective, de l’Évaluation des politiques publiques, qui ferait bien de s’auto-évaluer. En France, la mission sur les TIC pour l’éducation était dirigée par Jean-Michel Fourgous, député UMP, Président de l’amicale France-Congo, qui s’est permis de critiquer les observateurs de l’UE des élections congolaises. Proche de Dassault et grand fan des avions Rafale (« le meilleur avion du monde »), il est également partisan d’un retour (partiel) à la peine de mort !Tout cela semble très mal parti.

Les dispositifs français de coopération éducative et culturelle ont été saccagés par la Présidence Sarkozy, qui a recruté la demi-sœur de Carla Bruni-Sarkozy comme « spécialiste du développement international » (l’information vient du Figaro), Première Dame elle-même mis en cause sur la question de l’utilisation du Fonds Mondial Sida.

Il est légitime de s’interroger sur cette manne de 50 millions d’euros ?, donnée à Alain Madelin comme un os à ronger. A qui cet argent profite t’il : aux petits africains ou aux groupes industriels des amis de la Présidence ?

Par mesure de précaution, il est grand temps de changer ce gouvernement malsain et corrompu, dans l’intérêt de la France et dans celui des africains. Utilisons le seul outil interactif qu’il nous reste : le vote !

 Pierre Varly

26 août 2010

L’évaluation des déploiements OLPC : quelles méthodes ?

Classé dans : One Laptop Per Child — Tags:, , — education_south @ 16 h 04 min

Ce papier résulte d’une demande faite par OLPC France lors d’un séminaire réalisé par l’Atelier BNP Paribas, le 3 février 2010. Une revue des évaluations OLPC est faite ainsi qu’une proposition de méthode commune.

La version intégrale est disponible ici :Evaluation_OLPC_Varly_FR

Une première version a été transmise à OLPC et a pu bénéficier des commentaires de Bastien Guerry, Lionel Laské, Jonathan Ragot, membres d’OLPC France, de Norberto Bottani et Edward Bethel. Nous les en remercions ainsi que l’ensemble de la communauté mondiale OLPC, qui publie un nombre incalculable de ressources en ligne.

Ce papier a été réalisé sur une base volontaire dans l’esprit du projet OLPC. Il se veut une petite pierre à l’édifice du projet One Laptop Per Child et se concentre sur les questions d’évaluation.

En l’état, les évaluations des déploiements OLPC en termes de résultats d’apprentissages sont encore peu nombreuses. Plus généralement, très peu de travaux se penchent spécifiquement sur l’évaluation des projets en mode One to One (Un ordinateur-Un enfant). Les recherches font souvent l’impasse sur les solutions technologiques déployées.

Les contextes de déploiement doivent être pris en compte afin de proposer des méthodes d’évaluation adaptées aux pays du Sud, cible du projet OLPC. En effet, les problématiques des pays en développement sont plus larges que dans les pays dits développés (abandons, redoublement, faible temps d’apprentissage, …).

La revue des différentes évaluations OLPC montre un fort effet sur la motivation et les attitudes des élèves, que l’on retrouve également dans la plupart des projets TICE. Le déploiement des XO semble être un levier de réduction de l’absentéisme. Peu de mesures des résultats d’apprentissage ont été mises en oeuvre, et on ne peut pas répondre à la question de savoir si les XO améliorent véritablement la qualité des acquis.

Le papier propose donc une méthode d’évaluation d’impact qui pourrait être mise en œuvre à Nosy Komba, île de Madagascar où les XOs ont été déployés avec l’aide de l’association OLPC France et l’ONG « G du Cœur ». Cette méthode pourrait être également utilisée dans le cadre d’autres déploiements.

Une note opérationnelle a été également remise aux volontaires d’OLPC France afin de pouvoir réaliser facilement une évaluation.

Voir également le post précédent.

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Pierre Varly

Ce papier résulte d’une demande faite par OLPC France lors d’un séminaire réalisé par l’Atelier BNP Paribas, le 3 février 2010. Une première version a été transmise à OLPC et a pu bénéficier des commentaires de Bastien Guerry, Lionel Laské, Jonathan Ragot, membres d’OLPC France, de Norberto Bottani et Edward Bethel. Nous les en remercions ainsi que l’ensemble de la communauté mondiale OLPC, qui publie un nombre incalculable de ressources en ligne.

Ce papier a été réalisé sur une base volontaire dans l’esprit du projet OLPC. Il se veut une petite pierre à l’édifice du projet One Laptop Per Child et se concentre sur les questions d’évaluation.

Plus précisément, on fera une lecture critique de l’évaluation des projets de déploiement OLPC afin de proposer une démarche qui pourrait être mise à l’essai à Nosy Komba et servir de base pour de futurs déploiements dans les pays du Sud.

En l’état, les évaluations des déploiements OLPC en termes de résultats d’apprentissages sont encore peu nombreuses. Plus généralement, très peu de travaux se penchent spécifiquement sur l’évaluation des projets en mode One to One (Un ordinateur-Un enfant). Les recherches font souvent l’impasse sur les solutions technologiques déployées.

Les contextes de déploiement doivent être pris en compte afin de proposer des méthodes d’évaluation adaptées aux pays du Sud, cible du projet OLPC. En effet, les problématiques des pays en développement sont plus larges que dans les pays dits développés (abandons, redoublement, faible temps d’apprentissage, …).

La revue des différentes évaluations OLPC montre un fort effet sur la motivation et les attitudes des élèves, que l’on retrouve également dans la plupart des projets TICE. Le déploiement des XO semble être un levier de réduction de l’absentéisme. Peu de mesures des résultats d’apprentissage ont été mises en oeuvre, et on ne peut pas répondre à la question de savoir si les XO améliorent véritablement la qualité des acquis.

Le papier propose donc une méthode d’évaluation d’impact qui pourrait être mise en œuvre à Nosy Komba, île de Madagascar où les XOs ont été déployés avec l’aide de l’association OLPC France et l’ONG « G du Cœur ». Cette méthode pourrait être également utilisée dans le cadre d’autres déploiements.

Une note opérationnelle a été également remise aux volontaires d’OLPC France afin de pouvoir réaliser facilement une évaluation.

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