Un blog sur l'éducation dans les pays du Sud – A blog on education in the developing countries

21 septembre 2010

La chute de Babel : les langues d’instruction

La chute de Babel : les langues d’instruction

« Tout le monde se servait d’une seule langue et des mêmes mots ». … Ils dirent « Bâtissons nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ». «Confondons leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres ». Genèse Ch.11.

A droite, Vue d’artiste de la Tour de Dubaï, pôle d’attraction du libéralisme triomphant mais en faillite

Combien de langues parle t-on dans le monde de nos jours?

Près de 7000 langues sont parlées dans le monde actuellement, mais les langues bibliques, comme l’araméen se perdent. Peu de gens pourraient entendre les paroles des prophètes de l’Ancien testament de nous jours. Pourtant, un certain Sunil Sivanand a mis au point un logiciel de traitement de texte en araméen en 1986. Il est maintenant directeur général d’une société …. à Dubaï ! Les tentatives de sauvetage des langues et de leurs supports écrits sont souvent des initiatives privées et les Etats ne font pas grand chose globalement pour préserver leur patrimoine culturel. Malgré les conventions de l’UNESCO, et la notion de patrimoine immatériel de l’humanité, l’anglais s’est imposé comme lingua franca et reste la voie d’accès à la connaissance. Les systèmes d’enseignement sont au coeur de ses mutations, pour ne pas dire les premiers responsables, puisque la langue maternelle n’est pas celle dans laquelle se fait l’enseignement pour une bonne partie de la population.

Apprendre à lire dans une langue qui n’est pas la sienne, est-ce une malédiction ?  la déconstruction de la Tour de Babel par le grand architecte de l’univers ? Qu’est-il entrepris pour conjurer ce sort ?

Un prochain post fera, on espère, des propositions pour représenter graphiquement des pyramides linguistiques en cours d’effondrement. En attendant, l’UNESCO publie une base de données sur les disparités en matière de scolarisation, accès ici.

 

==> Jacques Leclerc, linguiste québécois, maintient un atlas de la diversité linguistique dans le monde avec des fiches pays fort bien faites. La carte ci-dessous montre que les pays d’Afrique et l’Asie du Sud Est ont une densité de langues très élevée, ainsi que le Mexique. Le site ethnologue.com est également une référence mais contient des informations moins bien présentées. L’outil cartographique StatPlanet développé par le SACMEQ vous permet de visualiser les données sur la diversité linguistique de manière très claire.

 

==> La carte ci-dessous obtenue à partir des données d’ethnologue.com   montre le poids de la diversité linguistique dans le monde. La  représentation de chaque pays et continent est distordue par le poids du nombre de langues. En jaune, à l’Est, c’est la Papouasie Nouvelle Guinée, où l’on parle les plus de langues différentes dans le monde (800). En beige clair au centre de l’Afrique, c’est semble t’il le Cameroun.

L’Institut Max Planck tient à jour un atlas mondial des structures des langues dans le monde qui vous donne des informations sur  chaque langue. Accès grâce à une carte interactive.

Bien évidemment, plus la diversité linguistique est importante, plus il est difficile et coûteux d’utiliser les langues nationales ou non dominantes pour l’enseignement. Mais ce n’est pas la seule raison qui explique que des millions d’enfants apprennent à lire dans une langue qui n’est pas celle qu’ils parlent à la maison.

L’UNESCO publie un atlas interactif des langues en danger dans le monde et c’est en Inde que cette diversité linguistique est la plus menacée : « L’Etat indien se trouve dans un dilemme. Il est attaché à la diversité linguistique, et craint dans le même temps de susciter des revendications identitaires qui mettraient à mal la stabilité politique dans les régions », selon d’éminents experts indiens cités par le Monde. Les langues minoritaires ne seraient pas suffisamment valorisées dans les écoles indiennes et menacées par la télévision.

Aux Etats Unis, ce sont près de 115 langues qui ont disparu en quelques siècles. On imagine la situation des personnes qui sont les derniers locuteurs de leur langue, comme Marie Smith-Jones, dernière à parler l’eyak en Alaska, malgré une ultime tentative de sauvetage de sa langue. La conversation ne peut se faire qu’avec les ancêtres et les esprits, une solitude toute relative dans certaines contrées du monde me direz-vous.

Combien d’enfants n’apprennent pas dans leur langue ?

On peut ainsi estimer que plus de 90% des sénégalais n’apprennent pas dans leur langue maternelle, contre 50% des laotiens et 75% des philippins. Il n’est pas possible d’estimer pour l’instant cette proportion à l’échelle mondiale, ce qui prouve que ce problème a été quelque peu occulté dans les statistiques internationales jusqu’à présent. Néanmoins, selon la Banque Mondiale, près de la moitié des enfants qui ne vont pas à l’école ne parlent pas la langue d’enseignement à la maison. C’est là un des freins principaux à l’Education pour tous et de récentes publications des organisations internationales convergent vers l’introduction des langues nationales dans l’enseignement. Un récent rapport de l’UNESCO s’intitule « Why and how Africa should invest in African languages », à l’heure où l’anglais devient quasiment la seule langue de travail tolérée dans cette organisation !

Sur le terrain, quelle est vraiment la situation des langues d’instruction?

Sur les 6900 langues recensées, environ 200 sont écrites ou codifiées, sans compter l’esperanto, une langue construite. Les linguistes ont du mal à s’entendre sur les chiffres.

Plusieurs institutions et personnes se sont lancées dans l’aventure de la codification dont notamment celle du Bété en Côte d’Ivoire, une expérience originale faisant intervenir des pictogrammes. Mais personne n’apprend à lire en bété en Côte d’Ivoire. Les principales langues internationales et officielles de l’UNESCO, anglais, français, espagnol, portugais, russe, arabe, chinois ont été imposées par les puissances dominantes, au cours des différents cycles de colonisation. Pourtant, après cinquante d’ans d’indépendance en Afrique, peu de pays ont adopté une véritable langue nationale comme langue d’enseignement.

On peut citer le Kenya, l’Ouganda, le Mali ou le Burundi et Madagascar, où dans ces deux pays la population parle majoritairement une seule langue. Comme on le constate sur la carte, ce sont les pays en vert, où la variété linguistique est relativement faible et dans lesquels une langue prédomine, comme le kiswahili en Afrique de l’Est. Une situation différente du Cameroun, un pays officiellement bilingue (français et anglais) et où l’on parle près de 280 langues !

Pourquoi ne pas apprendre dans sa langue ?

Différents problèmes récurrents d’introduction des langues nationales dans l’enseignement sont identifiés en dehors de la diversité linguistique: la codification et l’harmonisation, la diffusion des supports écrits dans les langues nationales, le coût d’introduction dans les programmes et manuels scolaires, la difficulté à recruter et à former des enseignants vraiment bilingues…

Selon Léopold Sedar Senghor, membre de l’Académie Française rappelons-le, « remplacer le français, comme langue officielle et comme langue d’enseignement, n’est ni souhaitable, ni possible. Si du moins nous ne voulons pas être en retard au rendez-vous de l’An 2000. En effet, il nous faudrait au moins deux générations pour faire d’une de nos langues nationales, un instrument efficace pour l’enseignement des sciences et des techniques. ». Mais la situation et les opinions évoluent…

Bien souvent, dans contexte pluri lingue, le problème est celui du choix des langues d’enseignement avec en arrière fond, la rivalité ethnique. En Mauritanie, un système bilingue français-arabe a été mis en place afin de permettre aux négro-mauritaniens d’apprendre dans une langue censée leur être plus familière que l’arabe. Dans la pratique, il est difficile de recruter des enseignants bilingues et le niveau des apprentissages est très faible, quel que soit la matière et la langue utilisée, pour les négro-mauritaniens comme pour les autres. L’arabe littéraire (celui du Coran) utilisé dans l’enseignement n’est pas parlé par les maures, qui utilise l’hassanya. L’introduction du français et les expérimentations menées en pulaar ou wolof, après une période d’arabisation, n’ont pas mis fin à des siècles de domination d’une partie de la population sur l’autre, mais ont permis la reconnaissance du caractère pluri ethnique et multi culturel de ce pays. C’est clairement une option politique plus qu’une recherche d’efficacité de l’enseignement.

De même l’intégration de l’arabe dans l’enseignement au Tchad dans les textes officiels, avec le soutien de la Banque Islamique de Développement, est quelque peu problématique :

« L’enfant tchadien qui arrive pour la première fois à l’école formelle, qu’il vienne de Moundou ou de Sarh dans le sud tchadien à obédience francophone ou qu’il vienne d’Abéché ou d’Am-Timan à obédience arabophone ne parle ni ce français académique, ni cet arabe littéraire. » Cela explique peut être pourquoi le Tchad  est le pays au monde où la proportion d’enfants qui finit le cycle primaire est la plus faible.

La revanche des langues nationales n’est pas pour demain

La situation est très complexe dans certains pays. Par exemple, en Guinée Bissau, la majorité parle un créole portugais, criollo, mais également des langues d’origine africaine, alors que l’enseignement se fait uniquement en portugais. A tel point que dans certaines écoles, les cours s’arrêtent à la quatrième année, la maîtrise du portugais par les enseignants n’étant pas suffisante pour qu’ils puissent faire passer les élèves d’une phase d’apprendre à lire, à celui de lire pour apprendre. Une situation de bon sens serait d’utiliser le créole pour l’enseignement des mathématiques en début de cycle. Le paradoxe c’est que la mainmise du portugais sur le système d’enseignement est une orientation politique formulée par les héros révolutionnaires de la guerre d’indépendance !

Autre paradoxe, le site de l’académie des langues africaines n’est qu’en français et en anglais !

Il suffit de regarder la télévision africaine pour se rendre compte des ambigüités : le journal télévisé s’ouvre sur des séminaires du gouvernement où des cadres cravatés s’expriment dans un « français trop fort » sur les derniers concepts de développement à la mode et les émissions en langues nationales sont principalement consacrées à la danse et aux chants. S’agit-il bien du même pays ?

Il y a donc très souvent dans les discours politiques, un double langage, c’est le cas de dire. Les enfants des élites urbaines ne sont surement pas scolarisés dans les langues nationales, mais fréquentent les établissements privés les plus huppés et apprennent en français ou en anglais, avant d’aller faire leurs études supérieures à l’étranger, comme l’explique très bien cet article :

« Il n’est pas possible d’accéder, en toute sécurité, aux services de l’administration si l’on ne comprend pas français. » « Les locuteurs du français occupent une position d’autant plus avantageuse qu’ils ont reçu une instruction élevée. » « Ne pas parler français est le signe d’une manifeste arriération. » « Mais, l’un des facteurs majeurs de régression de la langue française au Bénin, c’est l’attrait du monde anglo-saxon, notamment américain, fortement renforcé par la politique anti-immigration de la France, en dépit de l’existence de la Communauté francophone. »

La plupart des pays opèrent donc une transition entre les premières années, où l’enseignement est dans la langue maternelle, avant de passer au français ou à l’anglais généralement à partir de la quatrième année. Au Mali, cela s’appelle par exemple la « pédagogie convergente ». Pourtant, les langues dites véhiculaires transfrontalières telles que le wolof sont clairement identifiées par l’Académie des Langues Africaines et pourrait très bien supplanter le français ou l’anglais.

La maîtrise des langues orientales est une porte d’entrée dans la carrière diplomatique en France, alors que très peu d’ambassadeurs maîtrisent les langues africaines, faiblement valorisées dans l’imaginaire collectif toubab. Les USA ont quant à eux lancé le programme des Peace Corps et envoyé des milliers de jeunes gens apprendre les langues en Afrique et dans le monde entier. Nombre d’anciens Peace Corps occupent actuellement des postes à responsabilités dans l’administration américaine, et pas seulement à la CIA.

En dehors de la comparaison France-USA, qui devient un des thèmes récurrents de ce blog, celle des politiques linguistiques en Afrique et en Asie s’impose. Voir un post Afrique-Asie.

Les politiques menées en Asie du Sud Est

Une récente publication de la Conférence des Ministres de l’Education des pays d’Asie du Sud Est (SEAMO) Using the Mother Tongue as Bridge Language of Instructiondresse un état des lieux précis de l’introduction des langues nationales. Le graphique ci-dessous nous donne un aperçu de la variété linguistique dans les pays.


Les pays d’Asie du Sud Est ont pris des options très diverses en matière de langues nationales comme medium d’enseignement, de l’interdiction pure et simple au Sultanat de Brunei à l’introduction progressive. Aucun pays n’utilise dans l’enseignement une langue parlée par moins de 5% de la population comme c’est le cas en Afrique francophone.

En Indonésie, la langue officielle est le bahasa indonesia mais ce n’est pas langue dominante, qui est le javanais. Seules 9 langues sur 740 sont timidement introduites dans l’enseignement. Au Laos, le lao, parlé par la moitié de la population, est imposé au détriment des autres langues et la diversité ethnolinguistique quelque peu sous-estimée dans les statistiques officielles. Depuis 2007, avec le soutien des ONGs et des organismes de développement, le Cambodge a commencé à introduire les langues nationales, ce qui a permis de scolariser toute une partie de la population de l’est du pays.

Le choix des langues d’instruction en Afrique : le cas du Bénin

Au Bénin, parmi la cinquantaine de 50 langues, dont le fon ou fongbé (25% de la population), six langues ont d’ores et déjà été choisies pour l’alphabétisation des adultes.

Les langues nationales seront introduites en tant que matière dans les ordres d’enseignement, à titre expérimental pour « pour rattraper un grand retard  mais aussi pour corriger l’injustice faite  à l’identité nationale.

Quant à la question des choix des langues,  le Professeur Akoha estime qu’elle ne se posera  réellement  qu’à la fin de la phase expérimentale, en 2015… et « devrait coûter à l’Etat béninois,  environ 8 milliards de Fcfa », soit la bagatelle de 12 millions d’euros. C’est aussi un moyen de renforcer le secteur de l’édition nationale.

Le cas singulier du Mexique

Au Mexique, le PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnel) a gouverné sans interruption pendant 71 ans jusqu’en 2000, où Vicente Fox, ancien directeur de Coca Cola, remporte l’élection présidentielle. Les indiens sont quelques peu stigmatisés et l’expression « Pinche Indio » est une expression argotique, qu’on ne vous traduira pas.Voici un carte attestant de la diversité du parimoine linguistique méxicain.

La diversité linguistique au Mexique

En 1998, certains s’interrogent sur la destruction des langues du Chiapas par le système éducatif, voir ici. La rébellion indigène du Chiapas menée par l’emblématique Sub Commandante Marcos- sorte de Che Light- a été surmédiatisée avant de retomber dans l’oubli. Le sort des indigènes de l’Etat du Guerrero est pire encore mais moins connu.

Quelle est la situation actuelle ? Une loi sur les Droits Linguistiques a été signée en 2001, et on estime que 7% des mexicains parlent des langues autochtones. Les programmes scolaires sont du ressort fédéral et les langues nationales restent tolérées dans l’enseignement, sans véritables appuis, alors que l’espagnol n’est pas reconnu comme langue officielle dans la constitution ! Un compromis.

Dans l’assiette éducative mexicaine, les quelques 290 langues nationales ne sont qu’une cacahuète, d’ailleurs un mot d’origine aztèque ou nahualt. Voir ici des propositions pour la préservation des langues indigènes au sein du système d’enseignement méxicain.

Il y a donc une variété de situations quant aux langues utilisées pour l’instruction, qui pour l’instant sont le fruit de considérations politiques et non pédagogiques. De prochains posts feront un point objectif sur les avantages et inconvénients à utiliser systématiquement la langue maternelle dans l’enseignement et proposerons des représentations graphiques des disparités existantes sur le terrain entre langues maternelles et langues d’enseignement.

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Compléments d’information et mentions légales:

Crédit photo : http://www.qctop.com/actualites/upload/tourdedubai-72267.jpg

Ce post n’engage ni les personnes, ni les organisations citées, mais seulement son auteur, Pierre Varly. Il est souhaitable de mentionner le lien URL de ce post si des passages devaient être utilisés.

Afin de garantir un accès à des sources de qualité sur l’éducation, chaque lien est vérifié en termes de contenu, d’accessibilité et de sécurité, puis classer par type,  contenu et niveau de difficulté (1 accessible à tous, 2 nécessitant une lecture approfondie, 3 experts). Vous trouverez le descriptif complet des liens ici: Liens Babel (en pdf).

Pour toute question, laissez un commentaire ou contactez-moi.

Pierre Varly

9 commentaires »

  1. Un article récent sur l’introduction des langues nationales dans l’éducation au Sénégal.
    http://www.aps.sn/aps.php?page=articles&id_article=71770

    Commentaire par education_south — 23 septembre 2010 @ 17 h 05 min

  2. Comment la langue chinoise entre dans le système éducatif américain :
    http://www.edweek.org/ew/articles/2010/10/06/06chinese_ep.h30.html?tkn=YNWFxfLU6TKhCIuvMa4%2FysZEhLKD3zxVv9Vb&cmp=clp-edweek

    Commentaire par education_south — 6 octobre 2010 @ 16 h 54 min

  3. Les langues africaines, mère de toutes les langues ?
    Un article fort intéressant :
    http://www.slate.fr/lien/36947/afrique-origine-langue-atkinson

    Commentaire par education_south — 16 avril 2011 @ 13 h 40 min

  4. Retrouvez deux rapports (en anglais) sur les langues nationales au Mali et au Sénégal rédigés par votre serviteur sur :
    https://www.eddataglobal.org/reading/index.cfm?fuseaction=showDir&ruid=13

    Commentaire par education_south — 10 janvier 2012 @ 14 h 33 min

  5. les langues nationales, moteurs d’intégration régionale dans l’East African Community ? L’Ouganda introduit le kiswahili à l’école, langue appelée à devenir média de travail (comme l’anglais) dans l’EAC.
    http://allafrica.com/stories/201201231247.html

    Commentaire par education_south — 31 janvier 2012 @ 21 h 17 min

  6. Sur ce site, vous trouverez des informations sur l’enseignement multilingues, en anglais !!
    http://mlenetwork.org/

    dans ce rapport, un estimation du nombre d’enfants qui n’apprennent pas dans leur langue par pays:
    http://www.cfbt.com/evidenceforeducation/pdf/Language&Education_FINAL.pdf

    Commentaire par education_south — 7 février 2012 @ 22 h 26 min

  7. Des linguistes indonésiens sillonnent les îles les plus reculées de l’archipel pour y répertorier les langues en voie de disparition. Et tenter de les sauver de l’oubli
    A lire sur courrier international.
    http://www.courrierinternational.com/article/2012/05/31/indonesie-au-chevet-de-langues-a-l-agonie

    Commentaire par education_south — 3 juin 2012 @ 14 h 27 min

  8. Une initiative très intéressante de recensement des langues menée par la population en Inde.
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/09/06/pres-d-un-quart-des-langues-parlees-en-inde-sont-menacees-de-disparition_3472410_3244.html

    Commentaire par education_south — 9 septembre 2013 @ 11 h 46 min


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